La surface d'exposition du salon Cityscape a été réduite de 30% par rapport à 2008 et l'affluence devait diminuer de 20%.
Le salon annuel de l'immobilier de Dubaï, Cityscape, qui a accompagné ces dernières années le boom économique de l'émirat, s'est ouvert lundi dans la morosité, du fait de la nette détérioration du secteur.
La surface d'exposition a été réduite de 30% par rapport à 2008 et l'affluence devait diminuer de 20%, selon les organisateurs, qui ont précisé que le salon se concentrerait cette année sur l'achèvement de projets déjà lancés.
"Personne ne s'attend à l'annonce de projets de milliards de dollars, ni à des accords de financement", a souligné Rohan Marwaha, directeur du salon.
Nakheel et Emaar, les deux géants de l'immobilier de Dubaï, n'ont décidé qu'à la dernière minute de participer au salon.
L'an dernier, Nakheel avait annoncé la construction d'une tour encore plus élevée que Burj Dubaï, la tour d'Emaar, actuellement la plus haute du monde, avec plus de 800 mètres.
Mais les maquettes de ce projet sont absente du salon cette année et Nakheel, qui se bat pour régler ses dettes, ne présente que celle de Palm Jumeirah, la seule des trois îles artificielles qui a été réalisée.
Les promoteurs d'Abou Dhabi, le puissant et riche émirat voisin, sont, eux, présents en force.
Les prix de l'immobilier ont chuté de moitié depuis l'été 2008 en raison de la crise financière mais ne devraient pas descendre plus bas, selon les professionnels.
Certains promoteurs profitent quant à eux de cette baisse des prix pour revenir sur le marché.
"C'est le moment de s'intéresser à l'immobilier ici et ailleurs", a déclaré Donald Trump Jr, vice-président de Trump Organisation, lors d'une conférence.